Mercredi 25 avril 2018

ZONES FGH

Artiste(s): 
Fondacaro Jean-Marie, Glendinning Lucy et Huot Benoît
Du 10-03-2018 au 20-05-2018
Lieu: 
Terrasse
Genre: 
sculptures
Résumé: 

Zone(s)…

 

 

Même celle dite libre ne l’était pas. Sa franchise proclamée est sujette à caution et son discrédit se découvre quand elle s’avoue seconde. Et si la ceinture acte son origine, la périphérie inscrit son horizon. L’orée ? la marche ? la lisière ? Plus prosaïquement le faubourg, la banlieue, la ceinture… Nous y revoilà ! La zone cerne et circule, embrasse et s’étoile. Une frontière ?  En réalité un seuil. Elle peut être prioritaire, militaire, à scolariser, à défendre, à urbaniser…  Une polysémie qui investit le champ poétique à la suite d’Apollinaire. « Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied. Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée » (Zone, 1913). Dans un autre contexte, Aragon évoquait Le Chant de la zone et des étapes (Le Crève-cœur, 1941). Sans doute faut-il également faire le détour par le sens premier, géographique. Ainsi le Nouveau vocabulaire français (F. De Wailly, nouvelle édition de 1840, « appropriée aux progrès des lumières ») où la zone est définie comme « chacune des cinq parties du globe qui sont entre les deux pôles ». L’exposition de trois sculpteurs : Jean-Marie Fondacaro, Lucy Glendinning, Benoît Huot, qui investissent trois étages de la Villa Tamaris s’inscrit dans la notion oxymorique de lieux conjointement définis et indéterminés. Une expérience inédite pour le centre d’art qui a pour vocation d’accueillir des œuvres en volumes uniquement en liaison avec des travaux « aux murs ». Trois scénographies distinctes et liées par cette notion de passage, de transition. Autant d’espaces symboliques que les œuvres justifient et discernent. De fait,  la zone / les zones FGH, expriment ici et maintenant, le jeu et les enjeux de l’exposition.

 

 

Robert Bonaccorsi