Erreur ! / Villa Tamaris - centre d'art

VILLA TAMARIS CENTRE D'ART

Communauté  d'Agglomération   Toulon  Provence  Méditerranée

Mardi 30 Août 2016

Actualités

TERRASSE


SPADARI Giangiacomo - Un franc tireur de l'image

Du 02-07-2016 au 18-09-2016
Artiste(s) : Giangiacomo Spadari

Résumé :




REZ-DE-JARDIN


DUCORROY Joel - Chroniques

Du 25-06-2016 au 04-09-2016
Artiste(s) : Joel Ducorroy

Résumé :




3E & 4E ETAGES


MOLINERIS Jean-Christophe - Déambulation picturale autour du lien

Visuel de l'expo Du 18-06-2016 au 04-09-2016
Artiste(s) : Jean-Christophe Molineris


Résumé :
Un regard, des regards, du regard… Il y a des visages, ils ont été toujours présents chez Molinéris, plus encore aujourd’hui. Mais peut-être l’évidence du crescendo n’est-elle que subjective ? La perception d’une œuvre évolue, sa lisibilité s’affirme. Des portraits donc. Rude épreuve pour un peintre. Une histoire de la peinture pourrait s’envisager à partir de la représentation de la tête, du visage, de la face, de la physionomie, de l’expression, du caractère…La figure dans toutes ses déclinaisons en quelque sorte. Figure de style, Figure du monde… Ainsi soit-il ! Nous observons, pour mieux dire, Jean-Christophe Molinéris nous donne à voir des visages en miroir, des reflets qui scrutent, qui apostrophent, revendiquent, réfléchissent au plein sens du terme, selon leur vocation première. « Ce sont les regardeurs qui font Marcel Duchamp » dirait Arnaud Labelle-Rojoux . Des regards révélateurs avant toute chose. J’ai le souvenir du portrait d’un officier entrevu à l’occasion de la visite guidée d’un château près de Bayonne. Un élève de Léon Bonnat dont j’ai oublié le nom, était l’auteur de ce portrait terrible, avec un regard de dément qui trônait pourtant en majesté dans la grande salle. « Il y a des portraits dont on a dit assez spirituellement qu’ils sont ressemblants jusqu’à la nausée » . Le portrait n’aurait ainsi d’existence que dans la permanence d’un hiatus propice aux malentendus symptomatiques. Un dissentiment créatif qui manifeste le regard oblique, idéologique. Le lien s’apparenterait ainsi à un échange sans cesse renouvelé, contradictoire, dialectique, au cœur de la représentation. Des déambulations picturales, sans but précis, au hasard Balthazar ? Molinéris aurait-il des pudeurs, voudrait-il ainsi se dérober aux regards d’autrui en multipliant les possibles ? Le relativisme n’est pas de mise dans ce contexte. Ici, la main pense, par le trait, l’image, le dessin et le dessein. Ainsi Giaco, huile sur toile récente (2016), portrait de notre ami Jean-Pierre Giacobazzi. Son regard lucide, ironique tel qu’en lui-même et pourtant autre. Un reflet, une perception, un souvenir où la postérité, sinon l’éternité s’esquisse. L’amitié toujours, la fraternité plus que jamais. Le regard des portraits n’existe que dans l’histoire et son invariance se décline dans l’infinité des relectures et des interprétations. Il reflète les angoisses du temps et « brûle d’un feu sombre et glacial » . Et voici l’autoportrait de l’artiste (2015). Un portrait cyclopien ! Molinéris veille, ne dort que d’un œil ! Il scrute, interroge, décrypte. J’interprète (comme il se doit) avec constance et persévérance. L’ésotérisme de l’œil unique, l’œil qui éclaire ? « Deviens le grand œil fixe ouvert sur le grand tout » . Plus simplement Jean-Christophe Molinéris sait aller à l’essentiel. Son regard se situe à hauteur d’homme dans la lucide confrontation des points de vue. Je vais, je ressens, je comprends, je représente, j’interprète, proclame t’il. J’exerce mon droit de regard ! Une pensée visuelle vécue en bonne intelligence. Les yeux grands ouverts.