Erreur ! / Villa Tamaris - centre d'art

VILLA TAMARIS CENTRE D'ART

Communauté  d'Agglomération   Toulon  Provence  Méditerranée

Mercredi 28 Septembre 2016

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TERRASSE


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REZ-DE-JARDIN


PANCRAZI Jean-Paul - Matière de noms-matière de terre

Visuel de l'expo Du 17-09-2016 au 20-11-2016
Artiste(s) :


Résumé :
Le projet se confondrait-il avec le protocole ? Le rôle essentiel dévolu aux procédures, leurs mises en jeu (en péril) permanente, la complexité contradictoire des actions sur et autour de la peinture (enduire, arracher, recouvrir, masquer, démasquer, supprimer…) la prise de risque qu’elles impliquent dans leurs applications déniées, favorisent le constat. Jean-Paul Pancrazi a connu, comme souvent, une période indécise où l’on se cherche sans vraiment s’égarer, pour mieux trouver son principe, son rythme, sa musique. Une courte parenthèse via une abstraction inspirée quelque peu par la seconde Ecole de Paris, la fondation du Groupe Tox aux côtés de Bernard et Jean-Baptiste Filippi, Antoine Graziani et Ange Leccia et puis cette volonté, qui ne l’a plus quitté, d’inscrire dans son travail l’incertitude comme principe. Pour cela il est indispensable, au sens fort, de sortir du cadre, des certitudes, d’éviter voire de contester à la peinture son pouvoir et sa vocation mimétiques, sa force d’inertie, sa propension à (l’auto)citation et aux clins d’œil post-modernes. Penser visuellement le réel autrement pour le traduire, s’inscrire dans un idiome singulier. Rompre avec la redondance (les « superfluités » dit-il) pour aller à l’essentiel. Ne pas s’en remettre au hasard mais le convoquer. Il y a bien un dessein à l’origine de cette quête de l’oscillation souhaitée entre la transition du virtuel au sensible. « Mon intervention consiste à briser la résistance que l’image met à se montrer dans ce qui la constitue, dans la volonté qui la forme et qui me semble au-delà de ma volonté. A cet instant l’image cite la peinture, montre la volonté de la peinture. Cet instant infime, qu’il s’agit de préserver, serait la réponse, le trajet retour, si je puis dire, d’un regard s’inscrit sur, dans, par le tableau. Le procédé n’est jamais une raison suffisante. Le mouvement n’est pas tout. L’œuvre existe, dense, frontale, murale. Sa force est d’être au monde non comme un miroir, mais dans une dynamique où la tension fonde la cohérence. Elle s’affirme dans le désaveu. Que voyons-nous ? Un paysage intérieur issu du silence des forêts de son village corse ? Certes l’œuvre se conçoit et se comprend dans ce rapport à la solitude sereine d’un horizon précis, familier, originel, intemporel aussi. La peinture de Jean-Paul Pancrazi se veut tellurique. La terre, l’engrais, le bleu de Cobalt, l’ocre, le vert, le rouge, le linoleum, le papier, l’acrylique, l’huile, le plâtre, le goudron, le végétal, le minéral,… sont ainsi tour à tour ou simultanément convoqués. Le pinceau, la spatule, bien sûr, mais aussi la roue de sa voiture, un rouleau compresseur, un tracteur : technique(s) mixte(s), croisées ! La trace, la griffe, la biffure, les lacérations. La matière préexiste, initiant l’imaginaire. L’image nouvelle, renouvelée, neuve, surgit, s’inscrit dans, ce que j’ai appelé le sens pénétrant de la vision » . L’image le tableau, non dans le geste, la composition, la couleur, en tant qu’attributs et techniques éprouvés de l’art de peindre, mais comme effet d’une lutte interne, dans une mise au jour contradictoire. Autrement dit, le conflit dialectique entre le superflu et l’essentiel. Jean-Paul Pancrazi déséquilibre la peinture, la rend bancale pour la restituer dans sa vérité. Les procédures excèdent la volonté du peintre et non son désir. « Si la peinture a le pouvoir de créer l’innommable, une image inconnue est à créer, par un bouleversement des valeurs et des usages et, donc, du regard ». La nature, le texte aussi nous ne l’oublions pas. Des pages, des extraits fragmentés, marouflés, insérés dans la matière, dans le corps et le cœur du tableau. Des citations tirées du Manuel technique de la peinture de Xavier de Langlais (1959) et de l’Histoire de l’art d’Elie Faure (1919-1921). La théorie et la pratique, l’histoire et le savoir-faire. L’écriture devient expression scripturale, détour, échappatoire. Aucune dérobade pourtant, mais une manière de développer le mystère dialectique de ce qu’Eiseinstein a appelé « la non-indifférente nature ». Un élément graphique où le sens s’épuise. Une écriture automatique conjointement enregistrée et référencée. Un vestige, un sceau, une empreinte qui révèlent l’archéologie picturale qui se déploie subtilement chez Jean-Paul Pancrazi. Le devenir s’articule dans un paysage autre. Le temps scelle sa trace sur le plan. « Ce trou de mémoire par où la lumière t’aura pénétré de son ombre » (Maurice Roche) « Des matières, sortes de mises en œuvre des éléments les plus insignifiants, puisées dans mon environnement le plus immédiat, sont aussitôt réfutées et en même temps, soulignées, rehaussées, sublimées par le signe le plus universel, l’écriture ». Sachant capter l’aubaine du hasard, Jean-Paul Pancrazi apparaît, bien plus qu’il ne veut l’avouer, comme maître et possesseur de son œuvre. Une œuvre en procès, en conflit, et qui s’affirme dans une harmonie transitoire, telle la résolution provisoire de la contradiction de la peinture dans ses effets et son essence. La peinture n’existe que mise à l’épreuve de la pratique, dans la prise en compte et la résistance de la matière, sources vives de la surrection du tableau. Le travail de Jean-Paul Pancrazi peut ainsi se découvrir telle une épiphanie matérialiste où l’image signifie la peinture


3E & 4E ETAGES


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